Rosières

La plaine de l’Emblavez a été façonnée par son histoire géologique et humaine. Ses terres sont riches et le climat relativement doux par rapport aux plateaux environnants. Cette terre dont le nom signifie “plaine à blé” a été peuplée dès l’antiquité.

Rosières est une commune de l’Emblavez, son nom viendraient de Roseraie, roseau, et pourrait laisser penser que l’endroit était marécageux.

Des puits funéraires gallo-romains (autrefois existait une voie gallo-romaine qui partait de St-Paulien à la vallée du Rhône) ont été découverts sur le bourg et la commune. On a aussi retrouvé à diverses époques des poteries et monnaies de cette période lointaine. ” Rouseïras ” ou ” Rouzeiras ” est mentionné dès le VIIème siècle dans le ” cartulaire ” de l’Abbaye voisine de Chamalières.


La place Jeanne d’Arc.

 Au Moyen-Age, Rosières, comme les paroisses voisines, bâtit son église romane. Elle est placée sous le vocable de St-Jean et on la situe en bordure de l’actuel chemin du cimetière (champ Cartal), appartenait à la famille de Polignac qui la donna en 1096 au Monastère St-Gilles de Chamalières ; elle était alors en ruine.

Elle est soumise à St-Chaffre du Monastier en 937. Une nouvelle église, dédiée à St-Martin est construite au milieu du XIIème siècle. Il en reste l’abside pentagonale actuelle, avec ses modillons, classée à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.
La famille de Polignac fait de l’Emblavez son jardin ; les fermes châteaux quadrillent le pays. Au XVIIème et XVIIIème siècles, c’est le reflux au profit d’une noblesse plus terrienne.
Le bourg est pillé en 1359, pendant la guerre de cent ans. Deux siècles plus tard, en 1577, le baron de St-Vidal, chef des ligueurs y livre bataille au capitaine Bargeac (parti protestant) qui laisse de nombreux morts sur le terrain avant de faire retraite vers le Vivarais. Claude Exbrayat de Pralas, achète en 1693, la seigneurie de Rosières à la Vicomtesse de Polignac. Rénovée et agrandie, la demeure de M. De Pralas abrite la Congrégation des Sœurs de St-Joseph et aujourd’hui la Maison de Convalescence. A la veille de la Révolution, Rosières qui compte 383 feux, connaît une période tourmentée. Le curé GUZINCOUDERT prête serment de la Constitution civile du Clergé. Le Culte de la Raison est célébré à l’église.


Le calvaire.


La construction, vers 1820, du Calvaire ou Champs clos, sur une éminence qui domine le bourg, traduit le regain de foi après la tourmente révolutionnaire.
Une ligne de chemin de fer départementale ” La Galoche “, construite à la fin du siècle dernier (ouverture vers 1892), sera fermée en 1952.La modernité est arrivée et avec elle le dépeuplement des campagnes. Rosières est moins touché que d’autres. La zone d’influence du Puy s’étend jusqu’à lui et procure des emplois ; des emplois sont crées sur le territoire même et la démographie remonte ; le bourg reprend vie et de nouvelles maisons se construisent. Dans les hameaux, les anciennes fermes sont restaurées en résidences principales ou secondaires.


Une commune où il fait bon vivre.

Rosières offre aux habitants et aux visiteurs une gamme complète de commerces, artisans et services.
Du printemps à l’entrée de l’hiver, les résidences secondaires ouvrent leurs volets pour les fins de semaine d’abord, plus longuement ensuite. Les gîtes ruraux sont ouverts pour des séjours plus courts, un gîte d’étape à Blanlhac pour les randonneurs et des chambres d’hôtes. Stéphanois et Lyonnais qui ont souvent des attaches au pays sont les plus nombreux.

Rosières s’est donné une vocation industrielle : sur la zone d’activités des Tourettes, plusieurs industries emploient près de 200 personnes. Cette vitalité est également marquée par le nombre et la diversité de son artisanat, de son commerce, de ses services.


Une zone d’activités “au vert”.

Rosières qui se veut une cité accueillante et où il fait encore bon vivre, connaît une vie associative intense, qu’il s’agisse d’activités sportives, culturelles, folkloriques…

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