Retour sur l’accident de la Galoche …

Un amas de tôles, des corps sans vie et des blessés par dizaines. Le vacarme du terrible choc laisse place à un silence assourdissant. Celui du chaos. Nous sommes le lundi 26 juin 1944, aux environs de 15h30. Le train 106 effectuant le trajet entre Dunières et Lavoûte-sur-Loire sur la ligne de la Galoche vient de dérailler juste avant le viaduc de Chavalamard, commune de Saint-Julien du Pinet.

Galoche

Lancé à vive allure, trop vive allure même, et bien trop chargé compte-tenu de la pente, quatre des cinq voitures déraillent et provoquent le pire.
Le message d’alerte est envoyé près d’une heure plus tard à l’ingénieur-directeur installé en gare de Dunières, par le chef du train en personne : “Train 106 a déraillé au Kil. 128 473. Quatre voitures sont avariées et des voyageurs blessés, demande train de secours”.
Pour comprendre la catastrophe, il faut remonter quelques heures auparavant.
En gare de Dunières, les Stéphanois sont nombreux à avoir fait le déplacement jusqu’en Haute-Loire à la recherche de nourriture.
Les temps sont durs en pleine Seconde guerre mondiale et Saint-Etienne vient de subir un affreux bombardement un mois auparavant.
Le 26 juin 1944, chargés de denrées alimentaires (lard, pain, lentilles…), les Ligériens ne peuvent pourtant pas regagner la capitale forézienne par l’habituelle ligne PLM.

Retrouvez l’intégralité de cet article dans L’Eveil de la Haute-Loire du 30 juin 2014.

Translate »